Les imaginaires de l’automobile

Aujourd’hui, parait aux éditions du Cavalier bleu, l’ouvrage « Les sciences sociales face à l’automobile. Histoire, état des lieux et perspectives ». J’y contribue avec un chapitre, coécrit avec Suzy Blondin et Tiphaine Robert, intitulé « Les salons de l’auto, lieux d’expression des imaginaires automobiles ». Nous y analysons la place que les salons ont tenue dans l’histoire de l’automobile, plus spécifiquement en se faisant l’écho des visions contemporaines de la voiture et de ses usages, ou en étant le théâtre de contestations de l’automobilité.

Pour ce chapitre, j’ai réalisé une analyse des affiches du Salon de l’auto de Genève, entre 1945 et aujourd’hui, afin d’y déceler la trace des variations des représentations et préoccupations au sujet de l’automobile. Entre rêve de modernité, souci de régulation de la circulation, désir d’évasion et mises en causes écologiques, la voiture apparait ou se cache, évolue dans ses formes, change de décor,…

La présentation qui consiste le point de départ de cette réflexion est visible en ligne.

Pourquoi aimons-nous tant les médiations?

Le numéro 6 de la Revue des médiations vient de paraitre. J’y participe avec un article intitulé « La médiation, espèce invasive ou poisson dans l’eau? »

J’y interroge les raisons de la réception favorable de la médiation sous nos latitudes. A contre-courant de celles et ceux qui soutiennent que la médiation est un produit d’importation en provenance des mondes anglo-saxons et nordiques, je tente de mettre en évidence la profonde adéquation entre quatre principes fondamentaux des procédures de médiation et un registre de légitimité contemporain: l’idéal mobilitaire.

Je montre en quoi la médiation fait profondément écho aux injonctions à la mobilité qui nous sont adressées quotidiennement et pourquoi elle en constitue une incarnation émancipatrice.

Le numéro est en accès libre en ligne.

Légitimer la prison aujourd’hui?

Hier, dans le cadre du Génépi Belgique, j’ai présenté une conférence basée sur les travaux que je mène dans le cadre de ma thèse de doctorat en sociologie (défense programmée le 2 octobre 2026).

J’y ai abordé une question apparemment simple: comment une société qui valorise autant la mobilité que la nôtre s’y prend-elle pour justifier son recours massif à l’immobilisation carcérale?

Au travers d’une analyse des travaux préparatoires de la Loi de principes de 2005 (la loi pénitentiaire belge), je propose un aperçu de la manière dont la prison, plutôt que comme un entrepôt de stockage des indésirables, est présentée comme un centre de distribution, chargé de réorienter des trajectoires individuelles… La vidéo de la présentation peut être vue sur ma chaine Youtube.

Une loi pénitentiaire, pour quoi faire?

Le 18 mars 2025, j’ai eu le plaisir de donner une conférence dans le cadre du programme de formation des membres du Génépi Belgique. Intitulée « Une loi pénitentiaire, pour quoi faire? », elle visait à éclairer les conceptions de la prison et de la privation de liberté sous-tendant la « loi de principes » de 2005, première loi pénitentiaire de Belgique.

Il y a bien entendu été question de configurations spatiales, mais aussi de temps et de mobilité… Une conférence « grand public » qui présente une partie de mes réflexions sur les légitimations de la prison en ce début de 21ème siècle.

 

Mobilités, de la promesse au deuil

Intervention aux Journées européennes de la mobilité de Strasbourg, le 11 octobre 2022.

La pandémie a non seulement trouvé dans nos mobilités un accélérateur formidable, mais elle a aussi contribué à radicalement remettre en question celles-ci. En quoi cette crise et celles qui s’annoncent sont-elles autant de défis posés à notre rapport aux mobilités et annoncent-elles la nécessité de faire notre deuil collectivement d’un système mobilitaire qui a échoué? Telles sont les questions qui structurent cette intervention.

L’idéal d’un détenu mobile. Légitimer la prison au 21ème siècle

Vendredi passé, j’ai présenté mes travaux à l’occasion du 75ème anniversaire de la faculté de criminologie de l’Université de Liège. L’occasion de développer une réflexion sur l’idéal d’un détenu mobile, qui participe des nouvelles modalités de légitimation de la prison, au 21ème siècle.

En voici la capture vidéo.

De l’enfermement au tracing numérique, évolution de la privation de liberté

Dans le cadre de son cycle Pour un numérique critique et humain,  Point Culture m’a invité à parler mobilité, tracing numérique et privation de liberté. L’occasion de réfléchir à la manière dont notre rapport à l’espace-temps et à la mobilité pèse sur les pratiques d’enfermement répressif.

La vidéo est visible gratuitement sur leur site et sur Youtube.

Interview pour Movin’On… mobilité, immobilité et confinement

Le groupe de réflexion sur les mobilités « Movin’On » m’a interrogé au sujet de notre rapport à la mobilité et à l’immobilité. Il y a notamment été largement question du confinement, qui a profondément bouleversé notre rapport aux mouvements…

Vous en trouverez un extrait vidéo sur LinkedIn, mais, surtout, une version intégrale audio (14′) sur Soundcloud.

Sociétés mobilitaires et pandémies

La chaine YouTube du Centre d’action laïque publie aujourd’hui l’interview que je leur ai accordée à propos des relations entre l’actuelle pandémie de COVID-19 et la manière dont nous vivons et valorisons la mobilité.

Il y est notamment question de la manière dont il nous faudra, au sortir de la crise, réfléchir à la place que la mobilité doit occuper dans nos sociétés.

NVIVO, pour quoi faire?

Hier, j’intervenais dans le cadre d’un séminaire interne, commun au CASPER et à Engage, deux centres de recherche de l’Université Saint-Louis (Bruxelles), et consacré à la question de l’analyse de discours.

J’y présentais les raisons pour lesquelles j’en suis venu à me tourner vers NVIVO pour analyser mon matériau: les travaux préparatoires de la loi pénitentiaire belge.