Courte présentation de mes travaux sur l’idéal mobilitaire

Dans le cadre de l’exposition Mobile/Immobile, actuellement au Musée des Archives nationales de Paris, j’ai donné une interview sur les travaux que je mène avec Bertrand Montulet sur notre rapport à la mobilité.

Une capsule vidéo en a été tirée, qui est montrée à l’exposition, mais peut aussi être regardée en ligne. En cinq minutes, j’y présente quelques-uns des traits saillants des recherches qui font l’objet de l’ouvrage récemment paru aux Editions de la Sorbonne.

Entretien Christophe Mincke pour Forum Vies Mobiles from StoryCircus on Vimeo.

La société sans répit. La mobilité comme injonction

Aujourd’hui, parait aux Editions de la Sorbonne, l’ouvrage que j’ai coécrit avec Bertrand Montulet.

Intitulé « La société sans répit. La mobilité comme injonction », il se veut une analyse de notre rapport à la mobilité, avant tout sous l’angle de nos représentations de l’espace, du temps et de la mobilité, et sous celui des normes qui valorisent aujourd’hui la mobilité pour elle-même.

Vous pouvez trouver l’ouvrage sur le site de l’éditeur.

Voici la présentation de l’ouvrage:

Pourquoi sommes-nous si avides de mobilité et de changement ? Pourquoi le repos est-il perçu comme illégitime et la surcharge de travail, la norme ? Pourquoi nous appelle-t-on constam- ment à être autonomes et proactifs ? Pourquoi la politique, la pédagogie, la justice ou le manage- ment se trouvent-ils valorisés par l’ajout du terme « participatif » ? Pourquoi la exibilité et l’adap- tabilité sont-elles érigées en vertus cardinales ? Pourquoi les frontières font-elles partout l’objet de luttes, que l’on veuille les abattre ou les forti er ? Cet ouvrage sonde nos représentations de l’espace, du temps et de la mobilité, pour révéler l’ampleur du bouleversement de notre rapport au monde qu’elles produisent. Il en résulte l’émergence d’un « idéal mobilitaire », fondé sur une valorisation de la mobilité pour elle-même, et articulé en quatre impératifs : activité, activation, participation et adaptation. Bien au-delà du domaine des déplacements physiques, cette injonction à la mobilité étend son emprise sur la famille, le travail, les territoires nationaux, les genres, les sexes ou encore la prison, les redé nissant profondément. Ce volume propose non seulement des clés pour mieux comprendre les représentations de la mobilité et les normes sociales qui en découlent, mais également une grille d’analyse élargissant considérablement le champ des études de la mobilité.

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Exposition Mobile/Immobile

Du 16 janvier au 29 avril, se tiendra au Musée des Archives nationales, à Paris, l’exposition « Mobile/Immobile ». Des artistes et des scientifiques y entrent en dialogue autour de la question de notre rapport à la mobilité. Entre griserie et contrainte, entre liberté et course folle, le « tournant de la mobilité » est une des grandes interrogations contemporaines.

Je suis un des 9 scientifiques interviewés et j’apparaitrai sur un des écrans installés sur place.

Plus de renseignement sur le site du Forum Vies Mobiles, initiateur du projet.

L’idéal mobilitaire. Décloisonnements et injonctions à la mobilité

Hier, j’intervenais à l’Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines, dans le cadre d’un groupe de travail consacré à l’étude des mobilités. J’y ai présenté les travaux que j’ai menés avec Bertrand Montulet et qui ont abouti à la formalisation de l’idéal mobilitaire. J’ai aussi abordé les questionnements que ces recherches avait fait naitre au sujet de la prison et de sa légitimation.

L’intervention est relativement longue, mais très complète, je pense.

Notez que le livre « La société sans répit. La mobilité comme injonction » paraitra en janvier aux Editions de la Sorbonne, sous ma signature et celle de Bertrand Montulet. Il sera préfacé par Vincent Kaufmann.

M le maudit, un film criminologique?

Dans le cadre du cycle de projections « Punir? Straffen? » organisé à la Cinematek (Bruxelles) à l’occasion des 20 ans de la direction opérationnelle criminologie de l’INCC, j’ai eu le plaisir de proposer un commentaire criminologique de « M le maudit », le classique de Fritz Lang.
J’ai tenté d’y indiquer en quoi ce film évoquait les questions majeures de la criminologie.

Le texte de mon intervention est disponible ici en français et en version bilingue.

Enregistrement de mon intervention bilingue, français/néerlandais.

Quel avenir pour les bases de données ADN?

Dans le cadre de la Journée nationale ADN organisée à Bruxelles le 26 avril 2018 par l’INCC, l’Université de Gand et la Vrije Universiteit Brussel, il m’était demandé de réagir en clôture de la section « Recommandations et usages politiques ». J’ai tenté de pointer un des défis essentiels des années à venir: la gestion de l’élargissement des bases de données ADN et d’interroger les développements envisagés au regard des idéaux démocratiques qui sous-tendent nos Etats.

L’enregistrement de mon intervention est ci-dessous (son uniquement):

Une loi pénitentiaire, pour quoi faire?

Hier, je présentais, dans le cadre du Génépi Belgique, une conférence sur la  loi pénitentiaire belge de 2005, dite « loi de principes ». Il y a surtout été question du nouveau type de justification de la prison qu’elle introduit: une légitimation par l’ouverture de la prison et par la mobilisation des détenus.

Vous pouvez accéder au diaporama et à l’enregistrement de ma présentation:

Les acteurs du conflit. Trois modèles de « justice »

Aujourd’hui, j’ai eu le plaisir d’intervenir au colloque « Femmes, justice et répression » organisé par l’association Garance. J’y ai présenté trois modèles classiques de justice et leur appréhension des conflits (notamment des violences faites aux femmes). L’ambition était d’attirer l’attention sur les choix politiques à faire lorsqu’on cherche auprès de l’appareil de justice, un soutien dans la lutte contre les violences de genre.

Une prison sans limites. Porosité ou extension ?

Ce matin, j’intervenais au séminaire du GERN  « Architecture carcérale contemporaine : matérialités, utopies, prospectives », au cours de la journée intitulée « L’utopie pénitentiaire et les modèles carcéraux ».

J’y abordais la question de la légitimation de la prison par la porosité de ses frontières.

Vous pouvez en trouver l’enregistrement ici.